LE SARKOZYSME
expression du corporatisme esclavagiste de l’État capitaliste libéral mondial
La question qu’il faut se poser
S’il est injuste de tenir quelqu’un responsable du comportement de
ses parents, ce sujet est d’actualité quand il s’agit de comprendre
les racines du sarkozysme, car la seule question pertinente que tout
historien doit se poser aujourd’hui est de savoir pourquoi le père de
Nicolas Sarkozy, né en 1928 à Budapest, et sa famille ont attendu
que les troupes soviétiques envahissent leur pays en 1944 pour
aller se réfugier en Autriche puis en Allemagne. Même s’il n’avait
que 16 ans à l’époque, le père de Nicolas n’avait pas moins reçu
une éducation reflétant les valeurs traditionnelles propres au natio-
nalisme de son époque.
La réponse à la question est donc simple : parce que cette famille
hongroise, rassurée par le Concordat, n’avait rien à craindre d’un
régime nazi « si proche du pape »! Quiconque connaît les critères
de sélection du régime hitlérien ne peut que conclure que la famille
Sarkozy s’était bien accommodée des valeurs nazies. Ceci étant,
l’historien peut donc assumer que l’actuel Sarkozy fils est l’héritier
spirituel d’une idéologie corporatiste esclavagiste musclée, car telle
a bien été la nature du régime nazi !
En fait, l’alternative à l’époque n’était pas très différente de la nôtre :
on était de droite ou de gauche, c’est-à-dire socialiste ou conserva-
teur, rouge ou noir. Vue sous cet angle, l’Europe n’a pas changé !
Tout incite alors à admettre que le choix de Sarkozy fils en France
ne pouvait que se porter sur l’héritage du général de Gaulle,
d’autant plus que la vision gaullienne de l’Etat avait été reprise par
tous les dictateurs nationalistes de son époque, pour ne citer que
Slobodan Milošević en Yougoslavie et Saddam Hussein en Irak, qui
ont tous deux adhéré aux valeurs laïques de l’État républicain chè-
res à la France nationaliste et notamment au gaullisme.
Si le nazisme était antisémite, force est de constater que le sarko-
zysme l’est également de nos jours si nous admettons que les
peuples de Mahomet descendent d’Abraham au même titre que les
sionistes. La différence entre un israélien et un palestinien est ce-
pendant que le premier se réclame de Moïse alors que l’autre, de
confession musulmane, adhère à la doctrine sociale et culturelle de
Mahomet, pas très différente du judaïsme si ce n’est l’écart histori-
que qui les sépare. Quand nous parlons de la Turquie, nous nous
adressons à un peuple musulman modéré ouvert au monde et à la
modernité, qui est en droit de se considérer européen à part entière.
De nos jours, force est de constater que Sarkozy fils a pris le parti
du sionisme, plus proche des intérêts capitalistes du libéralisme que
de ceux des deux milliards de musulmans attachés aux enseigne-
ments traditionnels du Coran. Bref, le sarkozysme est avant tout
une affaire de gros sous et tous les moyens sont bons pour défen-
dre les intérêts de la grande finance ! Tout cela cadre parfaitement
avec la vision gaullienne de « l’État c’est Moi ». Vu sous cet aspect,
Sarkozy fils n’est gaullien que dans la mesure où il se réclame d’un
pouvoir indivisible et absolu reçu de la Providence et non du peuple,
au service de l’argent. Il faut se demander en quoi il est républicain.
Il convient de préciser ici que le nazisme avait dès le départ deux
visages : celui d’un entrepreneur industriel hautement performant
organisé dans un parti nationaliste qui favorisait ceux qui soute-
naient la politique gouvernementale, comme le fait Sarkozy. Tel
était le visage d’un régime autocratique musclé qui misait sur la
force, la discipline et la soumission inconditionnelle des travailleurs.
Le second visage du nazisme est celui que nous connaissons avec
les camps de concentration et d’extermination des peuples juifs.
Si nous admettons que la famille Sarkozy n’a jamais eu connais-
sance des camps de la mort, pas plus du reste que 99% des
Européens à son époque, nous sommes en droit d’imaginer que
Sarkozy père a été impressionné dès le départ par les capacités
logistiques et industrielles gigantesques de l’État corporatiste
nazi, seulement concevables dans le cadre d’un État autoritaire
centralisé de type jacobin. En cela, il n’était pas le seul puisque
les USA ont été contraints de réhabiliter les grands bâtisseurs du
Troisième Reich pour pouvoir se protéger efficacement de l’URSS
quand Staline a érigé le Rideau de Fer au centre de l’Europe.
La nature du sarkozysme
Cela signifie que Sarkozy fils se veut être le Chef d’État de tous
les européens et de tous les peuples, comme Hitler jadis. L’ennui
ici est qu’un autre président revendique les mêmes privilèges,
mais cette fois-ci au nom de la nation américaine et du peuple
américain : le nouveau président Barack OBAMA qui incarne la
plus grande puissance capitaliste libérale du monde. Les similitu-
des gestuelles entre les deux personnages ne devant pas nous
induire en erreur, on peut se demander comment Sarkozy fils va
devenir « obamien » pour, après s’être bronzé au soleil texan de
George W. Bush, retourner sa veste, aller faire des courbettes et
cirer les souliers du nouveau locataire de la Maison Blanche ?
Lèche-bottes, voilà ce qui caractérise le sarkozysme. On lèche
les bottes des Chinois, pour leur vendre des avions, et celles du
Dalaï Lama le lendemain pour que les Chinois annulent leur
commande. Cela est-il absurde ? Non, c’est tout simplement
sarkozyien, en ce sens que Sarkozy fils veut plaire à tout le
monde comme il veut plaire à toutes les femmes : il a besoin
d’être aimé, car c’est un réfugié apatride, un corps étranger, qui
vient du néant et a dû se forger une image du monde à l’aide des
repères et des moyens dont il disposait sur place. En cela, il n’a
rien à envier à personne puisque telle est la condition humaine.
En d’autres termes, Sarkozy fils n’est pas guidé par une quel-
conque logique, mais par des instincts obscurs et imprévisibles
qui excluent toute rationalité hormis l’égocentrisme du Moi exa-
cerbé à outrance. En cela, il existe de nombreux parallèles avec
le jeune Adolf Hitler à Vienne, puisque tous deux ont souffert de
la même scission paranoïde de la personnalité résultant d’un
conflit profond au niveau de leurs origines et de leur identité, car
Sarkozy est et demeure un étranger quel que soit l’endroit où il se
trouve en ce sens qu’il est le guide prophétique mandaté par la
Providence « au-dessus de la masse », donc par définition étran-
ger au peuple dont il se réclame avec acharnement.
C’est sur cette toile de fond que nous devons brosser le profil
politique d’un homme d’Etat qui a entrepris de « faire danser la
France et l’Europe au son de sa flûte enchantée » en changeant
de cap au gré des vents et des courants… comme bon lui plaît !
La stratégie du sarkozysme
La stratégie d’une telle doctrine consiste à « manger à tous les
râteliers » en « faisant plaisir à tout le monde » sans se référer à
une quelconque logique ni à une quelconque éthique. Cela re-
vient à une entreprise globale qui travaille avec l’argent des au-
tres et exige la soumission indéfectible des administrés au « Plai-
sir » d’un Prince autoproclamé, qui se veut être la source même
du Droit universel. Son arme pour y parvenir n’est pas le principe
ni le mandat, mais la tactique et l’habileté en jouant avec tous les pions de
l’échiquier politique, promettant tout, donnant et retirant
tour à tour aux uns et aux autres ce qu’il leur a donné la veille au
gré des circonstances dans le seul souci de rester fidèle à la devise
du pouvoir absolu de tous les empereurs : divide et impera – diviser
pour régner ; c’est-à-dire tout le contraire d’un président fédérateur.
On pourrait sourire d’un tel comportement immature s’il n’avait de
graves répercussions conduisant à une déstabilisation dramatique
de la situation politique et économique générale propre à déclen-
cher une crise sinon un conflit planétaire. Pour mieux comprendre
cet enjeu, comparons l’histoire des USA et celle de l’Europe.
La fausse-couche de l’Europe des nations
L’événement le plus déterminant, de toute évidence à l’aube des
relations franco-américaines, a bien été la guerre de Sept Ans
(1756-1763) qui opposa la France à l’Angleterre et donna naissance
à l’empire colonial britannique aux frais de la Révolution, qui perdit
toutes ses positions stratégiques dans le monde, pour finalement
engendrer une dictature sanguinaire sous l’empire de Napoléon.
C’est donc précisément à cause de la Révolution que la France,
affaiblie à l’intérieur du fait de la Terreur et du massacre de ses
élites scientifiques appartenant à la noblesse, a été incapable de
contenir la poussée de l’empire britannique dans le monde qui, à
l’inverse de la France, était d’abord une puissance commerciale
orientée vers les échanges, qu’il s’agisse de l’Inde ou du Canada.
L’erreur de la France depuis la Révolution a donc été de croire
qu’elle pouvait imposer par l’Épée son athéisme et son centralisme
autocratique jacobin au reste du monde ; une politique aveugle et
étrangère aux réalités de ce monde, qui perdure de nos jours.
Que se serait-il passé si la France sans la Révolution avait gagné la
guerre de Sept Ans au Canada ? Elle serait devenue l’interlocuteur
principal des Fédéraux américains et notamment de George Was-
hington. Dans cette constellation, la guerre de Sécession (1861 –
1865) ayant opposé les Fédéraux aux Confédérés se serait soldée
par la victoire des États sudistes alliés au Canada francophone. Les
Etats-Unis d’Amérique auraient dès le départ cédé le pas à un
Mexique dominé par la France et l’Autriche, toutes deux catholi-
ques, alors que les Anglais étaient anglicans. Il faut aussi se souve-
nir que la cour d’Autriche parlait français ! Ce que nous aurions eu
aurait été une confédération américaine d’États hétéroclites, alliée
au Royaume de France et associée à l’Autriche : tous les peuples
parleraient français de nos jours dans le monde. Serait-ce si mal ?
Si Lafayette a réussi à exporter les idées de la Révolution française
aux USA, il a été incapable d’empêcher la Terreur qui envoya le
grand savant Antoine Lavoisier à la guillotine le 8 mai 1794. Cet
acte de barbarie venait s’ajouter aux massacres des guerres de
religions qui ont chassé la quasi totalité des grands cerveaux de la
France au profit de l’Angleterre et des peuples germaniques. Cet
échec de la Révolution en Europe est donc à l’origine de la fausse-
couche de l’Union européenne, qui se veut être de nos jours ce que
serait devenue l’Amérique si la France avait gagné la guerre de
Sept Ans : une confédération de pays aux ambitions nationalistes
inconciliables pour la simple raison que l’Europe des Nations voulue
par Charles de Gaulle n’est qu’un « aréopage » disparate de mer-
cenaires nationalistes corrompus conduisant au chaos et à
l’affaiblissement sinon à l’effacement de l’Etat démocratique. Sans
ne rien exagérer, la structure de l’actuelle Union européenne sous
le « Maréchal Sarkozy » est celle de la Yougoslavie du Maréchal
Tito, car on y retrouve les ingrédients de la tragédie yougoslave :
− Conflit entre les religions opposant aussi bien les chrétiens
catholiques de Croatie aux orthodoxes de Serbie, proches de
la Russie, qu’à ceux de Macédoine, proches de Constantino-
ple, sans parler du Kosovo musulman. le Royaume Uni tient ici
lieu de passager clandestin qui manœuvre en toute liberté pour
tirer son épingle du jeu de l’adversité inconciliable entre les
égoïsmes nationalistes bornés des États membres de l’Union
européenne.
− Lutte raciale entre les États. Visiblement, le sarkozysme met
l’Iran et la Turquie dans le même sac, puisqu’il voit en eux la
même menace pour « l’intégrité » européenne, en dépit de
l’appartenance de la Turquie à l’Alliance atlantique.
− Lutte des civilisations entre l’Islam et ce qui se veut être
« l’Occident chrétien » sous la protection de l’OTAN avec la
sainte bénédiction du Pape. Tout incite ici à penser que
l’avènement de Barack Obama à la Maison Blanche annonce
un renversement de la situation en faveur des peuples de
couleur. A ce titre, le sarkozysme ne pourra jamais infléchir
la nouvelle politique démocrate de redressement des USA .
− La menace des intérêts vitaux de la nouvelle Russie à la tête
de la C.E.I., car ce n’est pas en favorisant une politique
d’encerclement des territoires russes en Géorgie et ailleurs,
ou de séduction de l’Ukraine sécessionniste, que l’on se fera
des amis à Moscou. Il n’est pas exclu que, à l’instar de ce qui
s’est produit en Yougoslavie, la Russie arme des mouve-
ments subversifs et séparatistes nationaux en Europe pour
saper à la base les prétentions hégémoniques du sarko-
zysme. Une politique de confrontation à l’encontre de la
Russie ne peut donc que provoquer des tensions croissantes
au sein de l’Union européenne, qui auront pour effet
d’affaiblir l’Europe dans le monde et de marginaliser la
France sur la scène internationale.
− La remise en cause par le sarkozysme des intérêts vitaux de
la Chine au Tibet ne peut qu’inciter cette dernière à soutenir,
elle aussi, toutes les formes de terrorisme contre les intérêts
européens et en premier lieu ceux de la France dans le
monde. Que les ressortissants français soient ainsi dans la
ligne de mire des terroristes et des pirates de tout poil en de-
hors et au sein de l’hexagone ne saurait nous surprendre.
Pour ces raisons, tout porte à croire que la guerre civile en Eu-
rope est inévitable et sonnera à terme le glas de l’actuelle Union
européenne. La nouvelle Amérique démocratique viendra-t-elle
au secours du sarkozysme ? Tout porte à en douter pour la sim-
ple raison que le Royaume Uni est et demeure l’allié le plus fidèle
et le plus fiable des USA de nos jours en Europe. La politique de
sauterelle insatiable du sarkozysme, aux dépens des partenaires
européens et du reste du monde, ne peut que contribuer à désta-
biliser gravement les relations entre États à l’échelle planétaire.
Dans ces conditions et dans le meilleur des cas, l’Union euro-
péenne ne pourra que céder à nouveau aux pressions américai-
nes lorsqu’elle sera mise à contribution pour redresser l’économie
des USA aux frais des peuples européens divisés et incapables
de surmonter les conflits égocentriques des vielles nations.
La seule alternative à l’Europe sarkozyste est donc l’option fédé-
rale qui suppose une restructuration des anciennes nations en
États fédérés autonomes à l’échelle régionale dans le cadre d’une
constitution européenne fédérale. Cela implique, il faut le dire,
l’abandon préalable de toute forme d’impérialisme sarkozyste. Le
plus tôt sera le mieux si nous voulons éviter une Troisième
Guerre Mondiale, à laquelle la France ne survivra pas !
Il n’existe qu’une solution qui puisse permettre d’établir des rela-
tions équitables entre les peuples européens et celui des USA :
faire en sorte que les nations européennes parlent d’une seule
voix dans le cadre d’un ordre politique et économique fédéral,
affranchi des tares de l’impérialisme à l’origine de tous les maux
et de tous les conflits depuis des siècles dans le monde.
© 12/2008 Georges Lacroix
expert judiciaire assermenté forum-europeen@wanadoo.fr